dimanche 10 juin 2012

Actualité Viviane Ndour

Le rapeur Gaston revient avec Yeur Sogua Nekk : La maturation en bandoulière !

Gaston revient en solo avec Yeur sogua nekk. L’album est une invite à une profonde introspection. On y reconnaît toute la verve du jeune rappeur.



Yeur sogua nekk, c’est le second album de Gaston. Un album qui invite ‘à une introspection générale afin de faire du monde un lieu de paix, de justice, de solidarité et d’amour’. Une invite justifiée par un constat : ‘Les hommes ne font pas assez de quête de connaissance d’eux-mêmes et du divin’. C’est pourquoi, croit savoir l’artiste, le monde est ‘dans un état de crise morale, spirituelle, sociale… ’.
Yeur sogua nekk (en français : L’éveil spirituel précède l’existence) est donc un appel lancé à tous les êtres humains pour plus de spiritualité dans ce monde et pour une meilleure connaissance de soi, lit-on à travers la note de présentation de l’album. Composé de 16 morceaux, disponible en Cd et en cassette, l’album passe en revue, à travers le titre Jangoro Jamano Ji (Les maux de notre époque), ‘les indices manifestes du déclin de l’humanité’.

Gaston dédie des titres à la famille (Wadjour et Mame Boy) et à la gent féminine (Man ak Mom et Djo).

L’artiste se fait aussi porte-parole des populations dans le titre Walou (Au secours !), une complainte et ‘une interpellation de l’Etat sur le quotidien difficile du peuple’. Présenté comme un mélange de légèretés et de sujets graves servis dans un Wolof fort imagé, l’album réunit une pléiade d’invités, parmi lesquels la chanteuse Titi, les rappeurs Niagass et Bibs, un jeune sénégalais basé aux Etats-Unis.

Gaston s’est illustré par sa perspicacité à décortiquer la réalité. Il fait appel au langage courant pour décrire le vécu des Sénégalais. Dans son premier album, Khél Komla (L’intelligence est une richesse), sorti en 2003, il s’insurgeait contre les errements du système judiciaire, parlait de la condition de la femme, du désœuvrement de la jeunesse ; des relations hommes-femmes dénaturées par la quête effrénée de l’argent et du sexe.

On le retrouve à nouveau en 2004, en compagnie de ses pairs, Nix, Keyti et Ass Malick, il reprend des tranches de vie et des émotions dans ses textes, donnant ainsi à sa musique un réalisme et une dimension humaine. Yeur sogua nekk, le dernier opus, sorti en mai dernier, fait dans la même veine. C’est une étape sur le chemin de maturation du rappeur.

Elh Saidou Nourou DIA
Source: Walfadji

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